Édito

Au fond de la nuit la plus nue,
Pas trace de village sur la houle.
Je n’ai qu’à prendre ta main
Pour changer le cours de tes rêves,
Embellir ton haleine malmenée par la rixe.

René Char.

Et ce ne serait qu’un au revoir ?

Ce ne sera même pas une séparation ; c’est tout simplement la dernière saison au Vilar avant transformations.
50 ans et bientôt la remise à neuf des murs, des espaces scénique et technique et de nos structures d’accueil. Notre nouveau contrat-programme nous sacre pour la première fois officiellement « Centre Scénique » et cette confiance qui nous est octroyée nous encourage à produire davantage de créations originales pour les saisons à venir.

Ce ne sera même pas un défi ; c’est tout simplement la poursuite assidue et joyeuse de notre acte fondateur. 50 ans de bons et loyaux services à vous rendus et par vous sublimés. Aussi – noblesse oblige ! –, cette saison encore, nous allons prendre des risques.

Ce ne sera même pas difficile ; c’est tout simplement une histoire de confiance et de fidélité. Si, par exemple, nous achetons les spectacles avant même leur création et programmons 14 créations, c’est que nous sommes convaincus de l’excellence des artistes : auteurs, comédiens, musiciens, danseurs, dramaturges, scénographes, costumiers… qui nous font la grâce de venir honnêtement s’exprimer chez nous.

C’est cet échange loyal qui nous permet de vous offrir autant de spectacles traitant de tant de sujets classiques ou modernes, mais toujours actuels.

S’il fallait résumer en quelques points les lignes fortes de cette nouvelle saison, nous pourrions très certainement mettre en avant notre volonté de donner une place de choix aux créateurs belges à l’imaginaire à la fois complexe et étonnamment direct.
Par ailleurs, les thématiques essentielles tournent autour d’un engagement citoyen et sociétal contemporain, destiné à secouer les consciences, à exposer et à transcender les problématiques issues du mouvement et de la multiplicité. Et comme toujours, elles aident à fournir des outils de lutte intellectuelle et émotionnelle. Il n’est pas faux de parler encore aujourd’hui de « théâtre engagé », comme déjà on le disait à la belle époque de la création de l’ATJV.

Evidemment, ce bref tour d’horizon ne serait pas complet sans signaler au programme la présence structurante, réconfortante ou inquiétante de quelques chefs-d’œuvre classiques, incontournables et denses, mais encore l’apparition troublante et jubilatoire de quelques ovnis très contemporains.

Encore une fois, je pense que le point d’équilibre est atteint, accueils et créations, modernes et anciens, étrangers et belges, rires et larmes, action et réflexion…
Oui, ce sera une bien belle saison que la dernière dans ce Vilar, mais déjà les suivantes se profilent, de transition, de transhumance, mais jusqu’où n’iront-ils pas ? Ah ! c’est excitant, grisant !

Simplement pour être complète, je voudrais vous adresser à vous, amis du théâtre, un tout grand merci. Merci et merci encore de votre chaleureuse présence : saviez-vous que la saison dernière le taux d’occupation moyen des salles a été de 94%  ? Qui dit mieux ?

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© D. Houcmant-Goldo
Cécile Van Snick,
Directrice

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Atelier Théâtre Jean Vilar | 1348 Louvain-la-Neuve - Belgique

Administration : 010/47.07.00 - info atjv.be
Réservations : 0800/25.325 - reservations atjv.be