Edito 2122

C’était bien…

Quel sentiment bizarre m’étreint alors que je suis en train de vous dire au revoir ! Ça doit se faire, la transmission doit se faire, mais c’est bizarre, tout de même, car une certaine fidélité s’est établie entre nous, nous nous reconnaissons… Et puis quoi ? Au revoir et merci ?

En y repensant, je ne remercierai jamais assez Armand Delcampe qui m’a proposé de travailler avec lui ; il y a donc bientôt 25 ans que j’ai la chance et la responsabilité d’exercer un des plus beaux métiers du monde. Armand me l’avait bien dit : il faut aussi que tu joues, que tu ailles sur le plateau, que tu sois en contact direct avec les comédiens, techniciens, ouvreuses… et surtout avec le public. Dans la plus pure tradition de Jean Vilar ! Je l’ai fait. Et je pense que mon successeur Emmanuel Dekoninck continuera dans ce sens, lui qui est aussi acteur et metteur en scène.

Bref, depuis 2008 où j’ai pris en main, seule, les rênes de la Maison, j’ai eu la très grande chance de partager avec vous ces moments de découvertes, d’émotions, de surprises, de joie intense (je pense aux 50 ans de l’ATJV - ou plus sombres - menace d’attentats et années Covid). C’est près de 350 spectacles qui ont été programmés pour vous et parmi eux plus de 150 créations. Ces dernières années (hormis l’annus horribilis) ont enregistré une progression importante du nombre de spectateurs. Merci !

Et j’insiste : ces années de plénitude n’ont été possibles, avant tout, que grâce aux artistes, à leur créativité, leur poésie, leur vitalité mais aussi grâce à l’équipe administrative et technique de l’ATJV, équipe hors du commun et passionnée – n’est-ce pas le secret ? Une équipe disponible et, toujours dans l’esprit de Jean Vilar, totalement dévouée au service de l’artistique et du public... Je les remercie tous infiniment.

Mais cela ne serait que feu de paille sans un Conseil d’administration impliqué et bienveillant qui m’a accordé toute sa confiance. Et sans l’aide d’Institutions : Fédération Wallonie-Bruxelles, Province du Brabant wallon, Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, UCLouvain, soutenantes et attentives à nos activités. Elles ont permis une harmonie et une concentration dans la tâche.

Et puis bien sûr, sans flagornerie mais parce que c’est un fait éternel, vous le savez, sans vous, nous n’existons pas... MERCI et encore merci pour votre confiance, votre fidélité, vos marques d’amitié et votre enthousiasme durant toutes ces années.

L’aventure était belle ; elle s’arrête là pour moi.

Je sais qu’Emmanuel, engagé et généreux, la poursuivra avec brio et constance. Pour votre plus grand plaisir.

Expliquer, donner à voir et à comprendre, persuader, entrainer, séduire et en définitive donner la vie. N’est-ce pas là le destin même de notre métier ? Jean Vilar

© Patricia Mathieu

Cécile Van Snick

Chères spectatrices, chers spectateurs,

Pensez-vous, comme nous, que partager une parole dans un même lieu, un même temps, est une expérience essentielle ?

Pensez-vous, comme nous, que le théâtre rend la vie plus vivante ?

Pensez-vous, comme nous, qu’il est grand temps de nous retrouver ?

La vie théâtrale, restée suspendue, sidérée, pendant ces mois de survie, va reprendre ses droits. Il était temps.

Et cette saison 2021-2022 sera singulière à plus d’un titre.

Les travaux de construction du futur théâtre commenceront dès l’automne et dureront deux ans. Nos équipes techniques se sont mises à l’oeuvre et ont métamorphosé notre salle de répétition, le Studio 12, en salle de spectacle de 198 places avec un large plateau dans un rapport de proximité entre la scène et la salle. Nous investirons aussi les grandes salles du Centre culturel d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et de l’Aula Magna, l’intimité du Théâtre Blocry avec quelques escapades à la Ferme du Biéreau, dans les
rues de Louvain-la-Neuve et sous chapiteau.

Cécile Van Snick, directrice depuis 2008, et collaboratrice de l’Atelier Théâtre Jean Vilar depuis 1997 quittera, cette saison, ses fonctions de directrice. Pendant ces treize années à la direction de l’Atelier Théâtre Jean Vilar, Cécile a offert au public du Brabant wallon les spectacles des meilleurs artistes belges et étrangers, elle a animé avec humanité et générosité les équipes du théâtre et elle a fait de cet endroit un écrin convivial et accueillant pour le public et les équipes artistiques. Cécile continue sa carrière d’artiste, vous pourrez déjà la retrouver dans le très puissant et troublant Rêve d’automne que Georges Lini mettra en scène en novembre et décembre 2021 au Studio 12.

Cette saison 21-22, concoctée par Cécile Van Snick et moi-même, sera celle où la vie reprendra enfin ses droits. Vous y découvrirez 28 spectacles, des créations contemporaines et classiques, du théâtre jeune public, des spectacles d’envergure de danse, de cirque, de musique classique. 28 occasions de retrouvailles plus émouvantes, surprenantes et nourrissantes les unes que les autres.

« L’autre Saison » vous offrira un aperçu des multiples rencontres proposées dans le prolongement des spectacles de la saison.

Je suis enchanté de rejoindre ce théâtre que j’aime et de construire avec les équipes administratives, techniques et artistiques, avec nos partenaires et avec vous, chères spectatrices, chers spectateurs, des projets enthousiasmants et ambitieux pour les années à venir. Je m’inscrirai dans la ligne défendue par Jean Vilar, à savoir celle d’un théâtre populaire et exigeant, intelligent et inventif, généreux et libre. J’entends par
« théâtre populaire » un théâtre qui explorera à l’infini les formes et les esthétiques, qui portera la parole humaine dans sa diversité, qui convoquera sur le plateau l’ensemble des arts vivants, tout en restant lisible et généreux.

Au plaisir de vous rencontrer,

© Dominique Bréda

Emmanuel Dekoninck
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Atelier Théâtre Jean Vilar | 1348 Louvain-la-Neuve - Belgique

Administration : 010/47.07.00 - info atjv.be
Réservations : 0800/25.325 - reservations atjv.be